Dame Sancie Bataille

Personne n’ose contredire Dame Sancie quand elle assure avoir plusieurs siècles et arriver en droite ligne de quelques Ambilatres restés fidèles à l’ancienne religion. Cette loyauté mal perçu en ce XIII° siècle à contrains ce qui restait de sa tribu à se disperser. Sur sa route, près de Burdigala, Sancie a rencontré Xabert Bonaventure, Gascon de son état. De ses origines celtes elle garde la connaissance des runes et de quelques mauvais sorts. Avant on la disait Licina, ici on la dit Brouch, mais ne le dite pas trop fort … surtout le matin !

Dame Cigalia

Originaire du Sud-Ouest et de naissance humble, elle se fait tout de même admettre comme Dame de compagnie à la cour de Blanche de Castille. Elle y  rencontre  le troubadour Uc De Saint Cirq avec qui elle partagera sa couche.  Cette idylle ayant suscitée des jalousies, Cigalia, blessée dans son amour et dans son corps  doit s’enfuir.  Accueilli par la troupe des Mortes Payes elle y a trouvé sa place… et y exprime ses talents culinaire ! 

Xabert Bonaventure

Après avoir fait fortune en vendant des épices et divers produits illicites il revient dans sa Gascogne natale. Il rassemble une troupe de marchands, voleurs, buveurs et bagarreurs qui sont protégés par quelques mauvais routiers à sa solde. Les mauvais esprits disent qu’il partage sa vie avec une Brouche, mais ils ne peuvent pas  le dire longtemps. Sa devise est « Serco y tuo », cherche et tue.

Jacques de Castelmar

Etait Sergent d’armes au service de  Centule, Comte d’Astarac. Fin 1218 durant la croisade des Albigeois il participe avec succès à la défense de la ville de Marmande contre un contingent de croisés. Début 1219 une forte troupe mené par Louis VIII fils de Philippe Auguste vient grossir les rangs des assaillants. Centule négocie la réédition de la ville contre sa vie et celle de ses hommes. Marmande est brûlée et les habitants massacrés. Ecœuré, il croise sur la route du retour une compagnie de Mortes Payes. Avec eux il continue la lutte.

Dame Euphrasie

De famille modeste, elle est née en l’an 1170 dans le Duché de Bavière, état du Saint Empire Romain Germanique. Elle entre au service d’une famille de Chevaliers à l’âge de 15 ans pour s’occuper du jeune Rheinart, 5 ans. Devenu un Minnessanger populaire, elle l’accompagne dans tous ses déplacements, depuis la cour du Duc Otto II de Bavière jusqu’au port de Dartmouth où il embarque pour la 6° croisade en 1217. Avant de partir, Rheinart demande à Isabelle d’Angoulême,   depuis peu veuve du Roi d’Angleterre Jean sans Terre, de prendre Dame Euphrasie sous sa protection. Mais éprise de liberté, cette dernière quitte son service préférant survivre, grâce à la générosité des villageois et paysans qui lui offrent le gîte et le couvert. Ils semblent apprécier qu’elle leur joue quelques airs de musique à la flûte et qu’elle mène la danse lors des fêtes populaires.  Un jour, Dame Euphrasie rencontre une troupe de routiers, Les Morts Payes, avec qui elle poursuit sa route, même si elle les trouve un peu fous ces Gascons !

Dame Marie d’Albi

Née à Albi elle a du fuir avec son fils Arthurus né d’une union illégitime. Son époux étant mort aux croisades, sa belle famille a tenté, pour châtiment,  de l’enfermer au couvent de la Madeleine à Toulouse et de lui enlever son bébé. Douée pour les affaires, elle a su gagner dignement quelques sous sur les marchés pour survivre. Avec ses talents de négociatrice, elle aidait les marchands à vendre leur produits aux meilleurs prix. Remarqué par la troupe des Mortes Payes, qui l’a prise sous son aille avec son fils, elle négocie dans cette nouvelle famille, jusqu’à l’air que vous respirez ! 

Hoyd Orgen (Veggen)

Tous fièrs guerriers et bons navigateurs, cette qualité leur fit pourtant défaut, ils n’arrivèrent jamais à Byzance. Le bateau s’échoua quelque part sur une plage de Normandie en 1196. En observant ce qui restait de l’épave, Hoyd Orgen pris la décision d’en faire un campement provisoire et de s’y établir, le temps de terroriser un peu les alentours avec sa bande de mercenaires. C’est en 1199 à Provin que l’on retrouve sa trace.  Ayant perdu ses hommes dans une escarmouche malchanceuse il fréquente les tavernes où il se loue comme garde du corps.

Cyver le moine poète

Grand voyageur, il est allé jusqu’à Jérusalem. Ses périples l’amènent à rencontrer moult généreux seigneurs qui ont sus apprécier les talents du trouvère. Malheureusement appauvrit par l’effort de guerre fournit lors des croisades, Cyver perdit leurs  soutiens. Pour subvenir à ses besoins, surtout alimentaires, il fit le choix de se tourner vers la vie monastique. Erreur ! Ne se sentant pas à sa place auprès des cistercien de Clairvaux, dont le régime est beaucoup trop frugal, il les quitte  pour les bénédictins. Mais sa nature revêche et son indiscipline l’invitèrent à quitter Cluny pour partir en quête d’âmes a sauver contre pitance. Sa route a croisée celle d’une troupe de Mortes Payes où il fut accepté a condition de ne pas chercher à convertir ces mécréants. Depuis, il apprend a se battre et à faire la cuisine. Sa devise : jamais l’estomac vide !

Aure

La toute jeune Abbaye de Flaran vit arrivée un bébé abandonnée par ses parents. Prénommée Aure, par l’une des moniale, allez savoir pourquoi, son destin était déjà écrit et sa place gardée.La règle qui impose l’apprentissage de la lecture et de l’écriture va bien à cette enfant studieuse. Elle a une dizaine d’année quand  un livre interdit s’offre à elle. La strict clôture à laquelle elle est soumise fait alors obstacle à sa soif de découvrir le monde extérieur inconnu d’elle. Elle s’échappe. Mendiante et vulnérable dans se vaste monde, elle croise la route de Dame Euphrasie qui fait alors danser les Mortes Payes. Délicate et instruite, Aure, danse et écrit encore aujourd’hui avec cette bande d’ignares !

Forcius dit Lo Gaspagère

En errance sur le port de Marseille Forcius dit chercher du travail.  Son odeur d’anis et sa volonté de ne pas vouloir lâcher le parchemin qu’il tient à la main attirent quelques malotrus trop curieux. Ce discoureur alcoolisé s’est venté trop fort de détenir la recette  secrète d’une boisson. Il rit car selon lui cette recette, reçu de ses ancêtres, aurait de l’avenir. Forcius se voit contraint de défendre son précieux bien des malotrus qui veulent lui voler son parchemin.

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